Monsieur Keuner passait par une vallée, quand brusquement il remarqua que ses pieds étaient dans l’eau. Alors il se rendit compte que sa vallée était en réalité un bras de mer et que l’heure de la marée approchait. Il resta aussitôt sur place à chercher des yeux un bateau, et tant qu’il eut l’espoir d’en voir un, il resta sur place. Mais comme aucun bateau n’apparaissait, il perdit cet espoir et espéra que l’eau ne monterait plus. C’est seulement quand l’eau lui vint au menton qu’il perdit cet espoir et se mit à nager. Il s’était rendu compte qu’il était lui-même un bateau.
 

Bertold Brecht

 

DU 9 AU 10 NOVEMBRE DE 10H À 17H

 

Photographie en Chambre

Atelier ouvert de photographie en chambre avec des jeunes de l’IME Vaurouzé ainsi que Patrick Salètes, Dominique Bénard, Olivier Nourisson, Franck Boucher.

   Encore une fois ce qui est important pour moi c’est de repenser les chemins de l’émancipation non pas comme la levée d’un grand corps collectif mais comme La multiplication des formes d’expérience qui peuvent tisser une autre forme de communauté.

Jacques Rancière

 

 

 

   Après la fabrication de cabanes sonores, la construction d’un télescope qui fut déposé sur le terrain de football de L’IME Vaurouzé à l’occasion d’un défilé urbain suivi d’un barbecue, une conférence étoilée menée tambour battant, nous poursuivrons ce compagnonnage par la fabrication d’un plateau à modeler, de panneaux susceptibles de recevoir dessins et peintures ainsi que le montage d’une chambre photographique qui sera installée dans le grand hall de la Fonderie.

   Pendant ces deux jours, une équipe recevra des candidats intéressés à la prise de vue en chambre photographique. Ouvert à tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Pour la quatrième fois, les rencontres Encore heureux... seront le point de rassemblement de lieux, d’itinéraires, d’enquêtes, de fabriques qui s’effectuent toute l’année et témoignent d’un lent travail de maillage commencé il y a quatre ans et inauguré, on pourrait dire, par une marche-manifestation dans la ville du Mans intitulée Tuer la misère. Concevoir en compagnie une lecture de textes, prévoir et organiser des émissions de radio, fabriquer une chambre photographique disponible, prévoir le nombre de kilos de terre nécessaire à un modelage collectif, participer à l’élaboration d’une revue ou d’un livre, veiller au montage et à la projection d’un film, accueillir un groupe de musique électro-acoustique, les acteurs d’une représentation à venir, organiser des ateliers de théâtre, offrir des possibilités de séjour ou de résidence, invitent à une forme de vigilance et de travail où un ensemble de paramètres se doivent d’être considérés ; paramètres visibles et invisibles, points repérés et non qui à terme dessinent ce qui pourrait être une constellation. Ce motif peut se donner à voir et devenir l’instance de partage des inventions, des pratiques qui parfois tiennent à peu de choses et tentent malgré tout de faire lieu, de sortir des assignations trop restreintes du sanitaire, du médical, du culturel...

   Cette année, nous terminerons par un bal – apéritif mais auparavant on prendra le temps ce jour-là de se rassembler autour d’une question donnée en partage : « à quels lieux rêvez-vous la nuit ?»

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DU 8 AU 11 & DU 14 AU 18 NOVEMBRE DE 10H À 17H

Édification au long cours d’une sculpture collective

 

Atelier ouvert de poterie sous la conduite de Patrick Mahieu

   L’esprit n’est vrai que lorsqu’il manifeste sa présence et dans le mot manifester, il y a main.

Denis de Rougemont – Penser avec les mains

   Début novembre, une table-support sera construite par des camarades de l’IME Vaurouzé qui pourra recevoir de grandes quantités de terre à modeler. Des membres d’institutions d’horizons divers viendront s’exercer à construire une œuvre collective, dont la forme inscrira le passage de chacun, on pourrait dire de main en main. Encadrés par Patrick Mahieu, les participants sont invités à modeler un personnage, un objet, prenant place dans le décor de glaise qui se construit grâce à ce que chacun y ajoute, augmentant l’histoire qui s’invente jour après jour.

   En juin 2015, Christiane Gobil, de l’ESAT ATIS où elle a travaillé 28 ans, nous avait proposé de découvrir la pratique de la poterie dans le grand hall sous la forme d’un atelier ouvert. Cette année, nous retrouverons les compagnons de l’Atelier de l’Ouvroir de l’ESAT ATIS de La Flèche ; une invitation a été lancée à l’internat éducatif de prévention des Apprentis d’Auteuil de Coulaines ansi qu’à des jeunes de L’IME de l’Hardangère d’Allonnes...

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MERCREDI 9 NOVEMBRE DE 10H30 À 13H

 

Une pholharmonie concertante

Atelier ouvert

Tititi troulala la beauté était étrange et la nuit venue

Elle projetait une ombre mystérieuse

Sur la pelouse

Einrich Anton Müller

 

 

 

   Depuis 2013, l’Ensemble Offrandes propose une séance d’explorations sonores collective à l’occasion des rassemblements Encore Heureux... À partir d’œuvres du répertoire symphonique, les participants, musiciens et non, sont invités à s’associer le temps d’un mouvement musical. Utilisant la voix, le corps, des objets trouvés ou fabriqués, tous se retrouvent dans l’acte symphonique. Sont interrogés des gestes comme l’ostinato, le crescendo, le contraste, la texture, le silence, ou la respiration... le tout avec pour souci principal la présence aux choses, à soi, à l’autre et l’attention à la qualité de concentration, afin de soigner l’éclosion sonore.

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MERCREDI 9 NOVEMBRE À 20H AUX CINÉASTES

 

Pas comme des loups

Un film de Vincent Pouplard (59 minutes / couleur / 2016 / les films du balibari)

Projection et rencontre Les Cinéastes Place des Comtes du Maine au mans

Que chacun soit comme tous

 

Friedrich Hölderlin - La mort d’Empédocle

 

   Pas comme des loups est l’histoire d’un récit lacunaire à propos de l’existence de deux jeunes jumeaux, Roman et Sifredi. Ces frères avancent dans l’âge adulte, s’évertuant à comprendre le monde alentour. Adolescents, ils ont connu séparément la captivité, la fuite et les parcours d’insertion. Ils ont connu ensemble l’insouciance, la violence, les jugements.

   Aujourd’hui, les galères sont persistantes, mais comme ils disent : « le meilleur reste à venir ». Dans des lieux secrets, souterrains, squats, lisières de bois, sous des ciels nuageux ou des néons à faible tension, là où la clarté peine à s’imposer, ils inventent leur vie, son langage et ses codes.

   La projection donnera lieu à une conversation en présence des protagonistes du film.

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JEUDI 10 NOVEMBRE À 20H30

Les Harry's
CONCERT ÉLECTRO-ACOUSTIQUE

   Sur scène ce soir, on va montrer tout c’qu’on a, on va peut-être se planter, mais si c’est le cas, on tombera avec les honneurs, les guitares hurlantes et le rock dans nos cœurs...

Quentin

   On improvise toujours à partir d’une histoire ; certains viennent du jazz, du conservatoire, du rock’n’roll ou de la musique traditionnelle. Avec les Harry’s, cette histoire correspond au bain sonore dans lequel ils évoluent depuis leur jeune âge, sans hiérarchie. Le bruit du train ou du néon à l’égal du piano, de la publicité ou de la comptine enfantine. Le monde de ces jeunes autistes n’est absolument pas fermé sur lui-même, il est totalement perméable aux énoncés du monde contemporain, le jingle est un hymne, l’horloge parlante une cantatrice. Et c’est avec ce matériel, parfois débordant, qu’ils s’activent à construire des chansons. On suit le fil d’une pensée qui rebondit sur le jeu exquis de la métonymie, qui défie les règles du sens pour jouer des sons, des assonances, des homonymies et du ping- pong. Avec ou sans effets, il y a toujours quelque chose du traitement de la voix dans la musique des Harry’s.

   La voix comme objet sonore et comme véhicule des mots, celle-là même qui encombre au quotidien, dont on s’extrait difficilement en se bouchant les oreilles. Là, enfin, on en joue, on l’incorpore au dispositif, on l’associe aux instruments choisis ou construits sur place : une batterie, des percussions, un accordéon, des synthétiseurs divers, des guitares en open-tuning, des slides et des kalimbas faites maison, des microphones...
 

Olivier Brisson

 

   Les Harry’s seront présents en Fonderie du 8 au 11 novembre, ainsi que des membres du Groupe d’Entraide Mutuelle de Saint Denis afin d’y proposer un atelier de bricolage sonore et enregistrer une émission pour Radio Libertaire (sous réserve).
   Le projet Harry’s/Radio Tisto est porté par les associations Sonic Protest et L’Élan Retrouvé et soutenu par la DRAC-ARS Ile-de-France, la Fondation EDF, la Fondation Albert Costa de Beauregard et la FNARS.

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DU 15 AU 18 NOVEMBRE DE 15H30 À 17H

 

Radiophonies - Atelier général
ÉMISSIONS PUBLIQUES EN DIRECT DEPUIS LE GRAND HALL DE LA FONDERIE

En coopération avec Radio Alpa  (Le Mans)

Diffusées en simultané sur Radio Primitive (Reims) et Radio Grenouille (Marseille)
 

   Ce qui est en question dans les ateliers, dans tout ça, c’est la mise en place

de lieux, d’espaces où il y a du dire...

 

Jean Oury               

   Suite aux émissions des deux précédentes éditions (consultables sur le site radioalpa.com), un studio radio sera de nouveau ouvert dans le grand hall de La Fonderie.

   L’objet de ces émissions reste de partager des moments de dialogue, d’écoutes et de lectures, en présence des collectifs, groupes, personnes de passage, accueillis au sein de l’atelier général.

   Un temps sera également consacré cette année aux soutènements des pratiques d’ateliers, les contextes qui les provoquent, tout comme les initiatives qui les permettent.

  

Les habitants et visiteurs (lecteurs, musiciens, spectateurs, gemeurs, impatients...) sont invités à asssister aux émissions.

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(SUITE) RADIOAPHONIES - ATELIER GÉNÉRAL EN PRÉSENCE DE

   - MARDI 15 NOVEMBRE : ATELIER DES BOUSSOLES D’ARGENTEUIL

   Cet atelier radio s’est développé autour d’une enquête engagée par le service d’Aide à la Vie Sociale (SAVS) du Plessis-Bouchard. Lors des rencontres Encore heureux... 2015, nous avions pu écouter un montage sonore du travail effectué pendant un an dans les villes et institutions du Val d’Oise. À travers leurs enregistrements, Les Boussoles racontent comment cette pratique est occasion de rencontres, de cheminement dans la ville, alors que celle-ci demeure souvent cette illustre inconnue.

   - MERCREDI 16 NOVEMBRE : HISTOIRES EN ATELIER

   MATHILDE STENTELAIRE - STÉPHANIE BÉGHAIN - LES VOLONTIERS

   Mathilde Stentelaire a écrit un mémoire sur les ateliers cinéma en institution psychiatrique : Le cinéma, ça fait partie des murs ! Ateliers cinéma et vidéo en psychothérapie institutionnelle.

   Stéphanie Béghain vient de terminer Chasser l’hiver, histoires d’atelier de théâtre et de soin, qui est aussi un recensement historique de la pratique d’atelier théâtre, naissant dans un contexte révolutionnaire.

   L’Atelier de théâtre et de recherche Les Volontiers accompagné par Frode Bjornstad, Claudie Douet et Victoria Horton est accueilli à la Fonderie depuis 2013. Il regroupe une dizaine de personnes issues de différents foyers de vie et d’hébergement de la Sarthe. Plusieurs travaux ont été présentés dans le cadre des rencontres Encore Heureux... et à Allonnes lors du Festival Actes. Ce groupe de théâtre est porté par la Cie Auguste Burin (Le Mans).

   - JEUDI 17 NOVEMBRE : CIE LA BELLE MEUNIÈRE - CIE ÉMILE SAAR

   Nous évoquerons la fabrication collective de Forbidden di Sporgersi effectuée à partir du texte Algorithme éponyme de Babouillec Sp en compagnie de Pierre Meunier et Marguerite Bordat (La Belle Meunière), Véronique Truffert & Hélène Nicolas.

   La question du langage et de ses échos traverse, création après création, le travail de la compagnie émile saar. Dans Comme si on pouvait s’en aller ici, il est question de restitution d’un montage radiophonique et d’Henri Michaux, poète né à Namur qui écrivait dans le poème Mouvements : « Signes, non pour être complet, non pour conjuguer / mais pour être fidèle à son ‘transitoire’ / Signes pour retrouver le don des langues / la sienne au moins, que, sinon soit, qui la parlera ? ».

   - VENDREDI 18 NOVEMBRE : CHRISTOPHE BOULANGER - ATELIER LECTURE

   DE L’HÔPITAL DE JOUR DE BONDY

   Christophe Boulanger vient d’écrire une thèse intitulée Mots et motifs dans l’œuvre d’Aimable Jayet. Conservateur, avec Savine Faupin, de la collection d’art brut au LAM (Lille-Métropole), nous avions eu le plaisir de l’entendre en 2013, en compagnie de Jean Oury, évoquer déjà l’œuvre de Jayet.

   Depuis le début des rassemblements Encore Heureux..., l’atelier lecture de l’hôpital de jour de Bondy est présent parmi nous. Cette année, sa recherche s’est articulée autour de l’histoire de l’hôpital de Saint-Alban-sur-Limagnole en Lozère qui fut le terreau de ce qui est devenu la psychothérapie institutionnelle et de la politique de sectorisation de la psychatrie. Aimable Jayet y fut patient ainsi qu’Auguste Forestier, Daniel Casanova d’York, Marguerite Sirvin... Les lecteurs nous donneront à entendre des extraits du journal Trait d’Union et du questionnaire d’Aimable Jayet ; textes et dessins seront accrochés dans La Fonderie.

 
 
 

MARDI 15 NOVEMBRE DE 14H À 17H

Exploratoire - Atelier ouvert

   Il démolit ce qui existe, non pour l’amour des décombres mais pour l’amour du chemin qui les traverse.


Walter Benjamin

 

 

   Lors des deux ouvertures précédentes, nous avons proposé des expériences vocales polyphoniques à partir de texte d’Eugène Savitzkaya et de Bernard Heidsieck qui faisaient se rencontrer des lecteurs des GEM du Mans, de l’hôpital de jour de Bondy et de la clinique de La Borde..., croisements impromptus rendus possible par les espaces ouverts d’Encore Heureux...

   Nous nous réunissons depuis le printemps dernier autour du texte Anachronisme de Christophe Tarkos. C’est un texte composé de promenades : parcs, rues, tableaux, listes de choses vues ou entendues, d’objets ou d’impressions intérieures – écriture qui va à la rencontre, qui cherche obstinément un passage qui libèrerait le flux poétique et la musique. Chemin faisant, le texte déloge les matières qui composent le monde, écoute les ondes... Nous croisons un travail de lecture et d’improvisations musicales qui tentent de soulever les chants du texte.

   Cet atelier au long cours rassemble des musiciens amateurs, des lecteurs volontaires de GEM et du CATTP Hélène Chaigneau au Mans. Il sera ouvert le temps d’une après-midi à d’autres participants accueillis à La Fonderie à l’occasion d’une Pholharmonie Tarkos.

L’Exploratoire, atelier voix et musique mené par Pascale Nandillon et Frédéric Tétart (Atelier hors champ), Martin Moulin (Ensemble Offrandes), accompagnés d’Élie Baissat et de Claudie Douet (Collectif Encore heureux...).

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MERCREDI 16 NOVEMBRE À 18H30 AUX CINÉASTES

Dernières nouvelles du cosmos

Un film de Julie Bertucelli (85 MINUTES / 2016 / Les Films du Balibari)

Projection et rencontre Les Cinéastes Place des Comtes du Maine au Mans

   Ce n’était qu’au travers d’une brume sans fin, que nous distinguions par morceaux les contours de notre future vie pédagogique. De chacun de nos pas on pouvait dire tout ce que l'on voulait, tant nous marchions au hasard.

Anton Makarenko – Poème pédagogique

 

 

   À bientôt 30 ans, Hélène Nicolas dicte des textes en agençant des lettres plastifiées sur une feuille. Elle fait partie, elle le dit elle-même, d’un « lot mal calibré, ne rentrant nulle part ». Algorithme Éponyme est le titre d’une de ses œuvres, adaptée pour la scène par la compagnie La Belle Meunière qui sera montrée les 17 & 18 novembre pendant les rassemblements. Hélène Nicolas ne parle ni ne tient un stylo. C’est à ses 20 ans que sa maman, Véronique Truffert, découvre qu’une communication est possible par le truchement de ces lettres choisies puis déposées une à une. Ces textes deviendront les œuvres de Babouillec Sp.

 

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MERCREDI 16 NOVEMBRE À 20H30

Comme si on pouvait s’en aller ici

Cie Émile Saar / Marie Lelardoux, Leïla Lemaire, Audrey Ruzafa
AVEC LES VOIX DE : Lucien Bertolina, Daria Deflorian, Catherine Germain, Alexis Nouss, Eugène Savitzkaya

   La plus forte fatigue de la journée et d'une vie serait due à l'effort, à la tension nécessaire pour garder un même moi à travers les tentations continuelles de le changer.

Henri Michaux - Postface Un certain Plume

 

 

   Lors des deux ouvertures précédentes, nous avons proposé des expériences vocales polyphoniques à partir de texte d’Eugène Savitzkaya et de Bernard Heidsieck qui faisaient se rencontrer des lecteurs des GEM du Mans, de l’hôpital de jour de Bondy et de la clinique de La Borde..., croisements impromptus rendus possible par les espaces ouverts d’Encore Heureux...

   Dans Comme si on pouvait s’en aller ici, trois comédiennes inventent une partition scénique à partir d’un montage radiophonique autour de Plume, personnage énigmatique créé par le poète Henri Michaux. Ce montage est issu de quatre entretiens au sujet des textes Plume voyage, Plume à Casablanca, Plume au plafond. Des voix cernées par l’épreuve du « comment dire » tentent de dessiner les contours d’une silhouette qui se précise, se diffracte, s’échappe.

   Avec l’accompagnement de Radio Grenouille - Atelier/studio Euphonia (Marseille), Radio Zinzine (Aix-en-Provence), Radio Campus Paris.

   Cette représentation sera suivie d’un concert de Jean-François Pauvros, solo guitare /voix.

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LE 17 NOVEMBRE À 20H ET LE 18 NOVEMBRE À 14H

Forbidden di Sporgersi
Un projet conçu et imaginé par
Pierre Meunier et Margueritte Bordat à partir du texte Algorythme éponyme de Babouillec Sp. Fabrication collective.

   Ainsi convient-il en priorité de remonter vers le constat suivant : le monde n'est pas donné à l'homme, si ce n'est par le langage qui sépare les choses et le divise lui-même. Et cette déchoséification généralisée, une sorte de dématérialisation de la matérialité du monde, lui impose le joug d'un univers de la représentation, su et insu, bien plus difficile d'accès à nos investigations que celui où se meuvent, pour survivre elles aussi, les autres espèces perfectionnées.

Pierre Legendre - De la société comme texte

  Embarqués dans une traversée au long cours, nous avons quitté la terre ferme des certitudes ancrées pour cingler vers l’horizon aimanté des mots de Babouillec. Un vent de questions nous pousse vers le large. L’équipage est à la manœuvre, tentant de faire face aux mouvements d’une mer indocile et rebelle. Chaque jour le cap est établi pour que les forces vives sachent vers où appliquer leur effort. Le soir, quand le répit vient, et selon les progrès accomplis, le cap est recalculé dans l’espoir de mieux orienter la route qu’il nous reste à faire. Têtes et sensations sont nos seuls instruments de mesure. 

Pierre Meunier / Marguerite Bordat

AVEC AU PLATEAU : Frédéric Kunze, Pierre Meunier, Satchie Noro, Jean-François Pauvros / LUMIÈRES : Bruno Goubert / SON : Hans Kunze / CONSTRUCTION MACHINERIE : Pierre Mathiaut / RÉGIE GÉNÉRALE : Jean-Marc Sabat / PRODUCTION-DIFFUSION : Claudine Bocher / ADMINISTRATION : Caroline Tigeot COPRODUCTIONS : Cie La Belle Meunière, La Comédie de Clermont-Ferrand - Scène Nationale, le TJP - Centre Dramatique National d’Alsace Strasbourg, Culture Commune - Scène Nationale du bassin minier du Pas de Calais, La Filature - Scène Nationale de Mulhouse, le Festival d’Avignon.

AVEC LE SOUTIEN DE La Manufacture - Centre Dramatique National de Nancy Lorraine, du Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Auvergne, du Conseil Régional d’Auvergne et du Conseil Général de l’Allier.

Cette œuvre bénéficie du soutien à la production et à la diffusion du Fonds SACD Théâtre.

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VENDREDI 18 NOVEMBRE À 20H

Un film Non-Substituables
Un film du collectif
Non-Substituables avec Stéphanie Hubert

Projection et rencontre en Fonderie

   Le réel nous a parfois interrompu, on s'éloigne, on est ailleurs, d'autres lieux, d'autres luttes, travaux en cours, état d'urgence un peu partout mais le mouvement est là.

Non-Substituables - extrait

   Cette fable - document demeure le projet d’un film à venir, encore en expérimentation. Son processus permet aux idées d’émerger en association libre. Beaucoup de séquences ont été tournées dans le quartier « Les Floralies » en démolition / réhabilitation à Ramonville (31). Le collectif Non-Subsituables milite avant tout dans la convivialité et défend autour des traitements de substitution la notion d’auto-support. L’année passée, nous les avions reçus au Mans pour échanger en radio. Le film était alors en construction. Il semble que la sous-jacence de leur travail pourrait se dire comme ça : « on ne badine pas avec le soin ».

 

Avec l’accompagnement de l’atelier d’éducation à l’image et le soutien de la Case Santé de Toulouse, TV SOL et Passeurs d’images. Dispositif Culture/Santé 2016.

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DU 7 AU 19 NOVEMBRE

Le Studiolo
LIBRAIRIE - BIBLIOTHÈQUE

   Le Studiolo : un centre de ressources en forme de boussole, à partir de ce qui existe et avec : des étagères, une table, des fauteuils. En association avec le café-librairie Michèle Firk, l’association Précipité (Montreuil) et la librairie L’herbe repousse entre les dalles (Le Mans).

   Ici, on pourra venir déposer un texte, feuilleter un livre ou une archive, regarder un dessin, déposer un tract ou un poème, acheter un roman ou noter la référence d’un livre introuvable ; ou bien consulter le dernier numéro du journal d’un lieu de soin, lire le programme d’un atelier lecture organisé dans un centre de jour, les brochures d’un ciné-club organisé par un GEM... Il sera un lieu pour s’arrêter, discuter, fabriquer de nouveaux voisinages aux abords des temps de radiophonie, lectures, pièces de théâtre et projections.

EXPOSITIONS (EN CONSTRUCTION)

 

   En voilà du travail ! Vous ne pouvez pas imaginer l'acharnement qu'il me faut pour ne rien oublier. Il y aurait de quoi devenir fou, si on on ne l'était déjà...

Adolf Wölfli

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SAMEDI 19 NOVEMBRE DE 15H À 18H / ACCUEIL À 14H30 AUTOUR D’UN CAFÉ

Rencontre publique en compagnie de Lise Gaignard

Lieu de soin / soin des lieux : Ah quel travail ?!

À quel lieu rêvez-vous la nuit ?

   Tout le monde peut jouer

même les acteurs

   Tout le monde peut soigner

même les médecins.


Augusto Boal - Théâtre de l'opprimé

 

 

   Depuis trois ans, le collectif Encore Heureux... accueille des expériences issues de lieux d’accueil et de soins : Groupe d’Entraide Mutuelle, hôpital de jour, clinique, IME, foyer, Case Santé, ESAT, collectif d’usagers... Ces collectifs sont venus témoigner de leurs pratiques et de leurs fabriques (films, pièces de théâtre, radios, ateliers de lecture, de musique ou de construction) à partir desquels ils tentent de « faire lieu », c’est-à-dire de mettre en mouvement l’institution, le secteur ou le territoire qu’ils habitent.

 

   Ces tentatives, parfois fragiles, ont pour qualité de tenter de bouger les lignes de partage entre les catégories nosographiques, les questions culturelles et pédagogiques. Elles instaurent des histoires qui peuvent forger des boîtes à outils utiles à tous, à condition d’être partagées. Car fut-elle épreuve, une expérience n’a lieu que partagée.

 

   En décembre 2015, nous étions quelques-uns du collectif à être présents au colloque Tosquelles à Aubervilliers. Lise Gaignard, auteur de Chroniques du travail aliéné (édition d’Une, 2015) avait pris la parole au sujet d’un texte de François Tosquelles. Il était question du travail comme « espace de dévoilement de soi et des autres par des échanges matériels entre sujets », où encore d’hypothèses pratiques telles que : « prendre conscience qu’on appartient tous à des groupes dynamiques, pas seulement à un groupe » ou encore « l’importance contre les situations figées, les fuites, les humeurs dépressives, d’apprendre à traiter les conflits – apprendre à se réunir ». De retour au Mans, nous avions échangé sur cette contribution qui résonne en partie avec ce que nous cherchons à mettre en œuvre depuis plusieurs années et vient questionner le travail bien au-delà des espaces de soin, comme nous cherchons à le faire à partir du « Lieu Fonderie » qui est aussi bien un théâtre, une cuisine, un lieu de vie et de résidence.

Que l’on soit infirmier, moniteur, animateur, éducateur, usager, curieux ou passant par hasard, chômeu(se)r, précaire, étudiant(e), aide-soignant(e), femme ou homme de ménage, apprenti(e)..., il s’agira, lors de cette après-midi en compagnie de Lise Gaignard, de partager des expériences afin de permettre de nouveaux décloisonnements.

AVEC Lise Gaignard ET EN PRÉSENCE DE collectif Encore Heureux..., la commission psy soin accueil (Paris), le collectif Non Susbtituables (Case Santé, Toulouse), l’association Humapsy (Reims), Radio Grenouille/Radio Là (Marseille), Théâtre du Radeau (Le Mans), La Parole errante demain (Montreuil), la Cie François Verret, la Cie La Belle Meunière...

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Licences   1-1004663 / 2-1004664 / 3-1004665

SAMEDI 19 NOVEMBRE DE 19H À 23H

Bal-apéritif de clôture

Concert de Lulu and the Fat Dogs

 

Fans inconditionnels de milk- shakes, pianos en feu et bananes capillaires, les Fat Dogs revisitent les morceaux les plus endiablés des années 50 à 70. Rock’n roll et swing sont au rendez-vous, servis par quatre musiciens déchaînés et bien décidés à faire danser le public. L’occasion pour vous de redécouvrir le répertoire d’Elvis Presley, Little Richard ou bien des Stray Cats, pimenté de quelques perles arrangées de la chanson française.

Lucile Richard / Chant
Baptiste Dermenghem / Guitare Samuel Foucault / Basse

Théau Fournier / Batterie

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Structures participantes et présentes à ces rencontres

 

IME Vaurouzé (Le Mans), ESAT-ATIS de La Flèche, GEM Téjira, Gem's Loisir, Gem Différents et Ensemble (Le Mans), Association Humapsy, Association Précipité (Montreuil), Hôpital de jour Le Presbytère (Bondy), GEM de Saint-Denis, Atelier Des boussoles d’Argenteuil - SAVS du Plessis-Bouchard, Groupe Les Volontiers - Cie Auguste Burin (Le Mans), Cie la Belle Meunière (Hérisson), Cie Emile Saar (Marseille), E.P.S.M. de La Sarthe, CATTP Hélène Chaigneau, Ensemble Offrandes (Le Mans), Radio Alpa/MJC Prévert (Le Mans), Radio Primitive (Reims), Radio Grenouille (Marseille), Atelier hors champ (Le Mans), Librairie L’Herbe entre les dalles (Le Mans), Librairie Michèle Firk (Montreuil), Clis de l’école primaire Jean Macé (Le Mans), cinéma Art et Essai Les Cinéastes (Le Mans), Les Harry’s - Hopital de jour d’Anthony, Lulu & the Fat Dogs...

   Le collectif « Encore heureux...» 2016 est pour la quatrième année accueilli par La Fonderie, porteuse de ce mouvement.

Il est constitué de

Claudie Douet, Jean-Baptiste Leroux, Stéphanie Béghain, Elie Baissat, Olivier Derousseau, Leïla Lemaire, Pascale Nandillon, Frédéric Tétart, Tristan Varlot, Olivier Nourisson, Clément Longin, Olivia, Fred, Matthieu et Laurence Chable.

Régulièrement rejoints par

Aurélie Chaigneau, Christophe Dulac, Christophe Mugnier, Franck Boucher, Patrick Mahieu, Linda Felkaoui, Martin Moulin, Patrice Eymann, Bruno de Coninck, Joachim Gatti, Pierre-Vincent Cresceri, Joris de Bisschop, Bruno Thomé, Karine-Laure Salfrey...

   À ce jour, l’initiative « Encore heureux...» est soutenue par la Ville du Mans, le Conseil Départemental de la Sarthe, la Direction Régionale des Affaires Culturelles des Pays de La Loire (ARS/Culture), le Conseil Régional des Pays de la Loire, la Fondation Jeanne Mialhe, la Fondation de France et La Fonderie.

   La Fonderie est subventionnée par la Direction Régionale des Affaires Culturelles de La Région Pays de La Loire, la Ville du Mans, le Conseil Régional des Pays de La Loire et le Conseil Départemental de la Sarthe.